Par rue 89
Une génération entière vit ces discriminations au quotidien en raison de sa couleur de peau, de ses origines supposées, ou de son style vestimentaire. Ces contrôles, répétés plusieurs fois par jour, par semaine ou par mois, installent une inégalité fondamentale entre les citoyens : celle de la liberté de tous d'aller et venir librement dans l'espace public.
Eh oui, n'en déplaise aux bien pensants à ceux qui dans leur vie ont l'habitude de faire FOMEC ou raser les murs, on doit pouvoir vivre, se déplacer etc...dans la tenue que l'on a choisit, ça ne ce discute même pas

. Et surtout ne pas penser qu'il puisse y avoir de tenues "terrorisantes", dans une sociètè ou nous sommes tous obligés à vivre les uns avec les autres. C'est à chacun d'entre-nous à dépasser nos supposées peurs envers l'autre, celui qui ne nous ressemble pas.
La peur de l'autre a toujours été présente chez l'être humain mais la différence entre aujourd'hui et hier c'est que l'information est omniprésente qui nous permet d'aller voir ailleurs afin de comparer.
Un
artiste destroy sur un plateau télé avec un bull qui s'autorise à en traiter un (e) autre de "pute" ça le fait. Celui qui aura voulu s'identifier à ce même artiste, monsieur tout le monde, dirons-nous, vu dans la rue sera une racaille. Ce n'est plus de la sémantique mais de la discrimination avec un zeste de manipulation.
Les pays Anglo-Saxon l'ont compris depuis très longtemps. En France on catégorise mais en faisant quand même attention à ce que l'on ne vienne pas catégoriser devant sa porte car là houuuuuuuuuuu c'est le scandale!!!. Bref pas très sérieux tout ça, à moins de considérer que la tenue, la manière de vivre de penser d'une catégorie de la population prime sur l'ensemble et visiblement des "penseurs" à la petite semaine malheureusement il y en a quelques uns pour essayer de nous le faire croire. Là ça se nomme le fachisme, ou pour faire plus...consensuel, le totalitarisme.
Extrait de cette étude efectuée par le CNRS...
http://www.cnrs.fr/inshs/recherche/docs ... facies.pdf
Un autre facteur déterminant a été le style de vêtements portés par les personnes
contrôlées. Bien que les personnes portant des vêtements aujourd’hui associés à différentes
« cultures jeunes » françaises (« hip-hop, » « tecktonic, » « punk » ou « gothique
», etc.) ne forment que 10% de la population disponible, elles constituent jusque
47% de ceux qui ont été effectivement contrôlés. Il ressort de notre étude que l’apparence
vestimentaire des jeunes est aussi prédictive du contrôle d’identité que l’apparence
raciale. L’étude montre une forte relation entre le fait d’être contrôlé par la police,
l’origine apparente de la personne contrôlée et le style de vêtements portés : deux tiers
des individus habillés « jeunes » relèvent de minorités visibles. Aussi, il est probable
que les policiers considèrent le fait d’appartenir à une minorité visible et de porter des
vêtements typiquement jeunes comme étroitement liés à une propension à commettre
des infractions ou des crimes, appelant ainsi un contrôle d’identité.